Dirau

Création 2026

Chorégraphie et musique : Collectif Bilaka

  • durée 30-40 min
  • 4 danseurs
  • 1 musicien
  • pour l’espace public et lieux non dédiés

GÉNÈSE

Suite à une certaine frénésie créative et collaborative (Gernika, Les Petites Mythologies, Ilauna, Bezperan…), le noyau des chorégraphes-interprètes ressent aujourd’hui le besoin de prendre le temps de se consacrer pleinement à la définition de son identité chorégraphique, et désire faire de cette pièce le laboratoire principal de sa réflexion.

La musique traditionnelle basque est traversée par une pluralité de rythmiques, de pulsations, d’accents qui structurent et guident la danse. Sont-ils une contrainte dans l’émancipation du danseur, dans sa liberté de chercher, d’improviser, d’exprimer ? Ou au contraire, ces formes héritées, quand interrogées par nos perceptions les plus intimes, ne sont-elles pas l’essence d’une recherche incessante ? 

Dirau, forme littéraire contractée que l’on retrouve en Euskara – langue Basque – illustre en un seul mot un mouvement continu et infini. Cette pièce essayera de mettre en corps ces tensions. De danser ce qui nous échappe, non pas pour défendre un sentiment d’appartenance ou pour porter sur scène une réponse. Mais pour affirmer une identité mouvante, subtile et vivante, que l’on laisse glisser entre nos gestes.

 

DÉMARCHE

Le collectif souhaite réfléchir à la manière dont la danse Basque peut se construire et se donner à voir du rien, de l’immobile, du silence. Son évocation première est évidemment rythmique : le système des sauts “Jauziak” – qui est une marche ponctuée – lui servira de base et d’élan. Les danseurs s’inspireront d’un principe fort d’Anne Teresa De Keersmaeker : “my walking is my dancing”, comme je marche, je danse.

Ainsi, Dirau sera pour les interprètes un espace dans lequel ils s’abandonneront à la recherche d’un langage chorégraphique, dénué d’artifices. Ils seront guidés par la certitude que cette recherche, par des motifs rythmiques presque insensiblement mais perpétuellement changeants – à l’image du déphasage présent dans les musiques répétitives – peut leur permettre de défaire leur pratique traditionnelle. Ils poursuivront cette exploration en venant tordre et détourner ce matériau. Il ne s’agira pas pour eux de défendre une esthétique figée, mais de nourrir sa transformation, d’assumer et mettre en lumière la mutation constante de leur corporalité. De partager, avec vulnérabilité et sincérité, des questionnements qui trouveront sens en chacun.

 

TONALITÉ

Pour donner une première idée de ce que cette recherche donnera, il faut imaginer une lente transition depuis une marche ponctuée jusqu’à des passages percussifs, frappés, et une certaine intensité.

Cette expérimentation ne se veut pas froide, inaccessible ou isolante. Bien au contraire, elle donne à voir les interprètes dans leur plus grande intimité, elle les met à nu et fait du spectateur le témoin d’un entêtement, d’une obsession. Elle en fait le complice de l’énergie la plus vitale.

La musique dissimulera les rythmiques que l’on dit typiques de la danse basque ( Le zortziko à 5 temps, le banako à 7 temps, …) en les entremêlant les unes aux autres.

Distribution

CRÉATION MAI 2026

Chorégraphié et dansé par : Collectif Bilaka (Arthur Barat, Zibel Damestoy, Ioritz Galarraga, Oihan Indart)

Artiste musicien : Bastien Marianne

Coordination de la création musicale : Xabi Etcheverry

Création sonore : Oihan Delavigne, Patrick Fisher

Costumes : Amlu Studio

Régie générale : Oihan Delavigne

Diffusion : Chloé Moreau

Administration de production : Anabelle Ferré

Coproducteurs : Le TAP, Scène Nationale de Grand Poitiers, Espaces Pluriels – Scène Conventionnée de Pau, CERC – centre de creacion musicau de Pau, CDCN Danse à tous les étages, Feria Internationale de théâtre et danse de Huesca, CCN Malandain Ballet Biarritz, Théâtre Victoria Eugenia – Saint-Sébastien

Soutiens : Fonds de dotation Haplotès, Topada Fabrika – Louhossoa, Scène Nationale du Sud Aquitain,  Département Pyrénées – Atlantiques (en cours)